Essai clinique sauvage (Episode 6/6)

Hector Bermudes, Joyeux héros du best-seller « Le Bruit de nos neurones » aux éditions Librinova[1]vous raconte aujourd’hui les dessous d’une fascinante affaire à laquelle il s’est trouvé mêlé.

Toute ressemblance avec des faits ou des personnages ayant réellement existé serait purement fortuit

https://www.librinova.com/librairie/jean-louis-dufloux/le-bruit-de-nos-neurones

Hector est maintenant au petit-déjeuner avec le Professeur. L’ambiance est détendue et ce dernier répond toujours avec aisance aux questions posées. Mais on n’apprend plus rien de vraiment nouveau par rapport à son long exposé de la veille au soir. Les mêmes éléments reviennent en boucle :

La Dopamine ne soigne que les symptômes et finit par aggraver la maladie. Les neurologues sont incompétents.

Rester discret sur ma découverte car les grands laboratoires pharmaceutiques veulent pouvoir continuer à vendre leurs médicaments totalement inefficaces. Ils feront tout pour nous faire taire.

La neurostimulation est une aberration mentale. Il est impensable que ce traitement douloureux et sauvage soit efficace.

Les patchs sont difficiles et chers à produire mais ensemble nous vaincrons car les plus riches financeront les plus pauvres.

Quand nous aurons assez de patchs, nous pourrons affiner les dosages pour chacun et tout le monde sera guéri. En attendant, continuer à prendre vos traitements actuels.

Hector en assez entendu, il repart sur Paris immédiatement après le petit-déjeuner. Peu de temps avant, il a envoyé son texto à Astrid. Il se dit alors que si le Professeur est un génie, et qu’il a le secret de la potion magique, cela se saura très vite. Mais pour lui, sans avoir essayé le patch et après avoir participé à cet essai qui n’en était pas un, il penche plutôt pour une forme d’imposture.

Les jours passent, les patchs n’arrivent pas mais les promesses demeurent. Pour preuve ce mail du 2 janvier où le Professeur adresse ses vœux aux participants.

« Chers amis,

Nous pouvons aborder cette nouvelle année 2019 avec confiance. Les patchs vous apporteront la guérison dès que nous aurons trouvé les doses qui conviennent à chacun d’entre vous. Tout sera réglé d’ici le mois de mars.

Bonne, Heureuse, et Sainte année à tous

Nous vous embrassons »

Miracle, quelques jours plus tard, Hector reçoit cinq patchs, à couper en quatre. Il suit les indications scrupuleusement. N’observant strictement aucun résultat, il passe à un demi-patch. Toujours rien ! Alors, il abandonne.

Plus de nouvelles du Professeur jusqu’à mi-février. L’un des participants envoie un mail s’étonnant du silence et pose la question de savoir, qui parmi nous a observé des effets positifs. Hector répond à tous que pour sa part, il n’a observé aucun effet bénéfique. 

Sans le nommer le Professeur le traite « d’oiseau de mauvais augure » et demande de cesser d’échanger par mail sur le sujet. Le masque tombe.

« Ce genre de communication ne présente aucun intérêt. Lorsque quelqu’un informe les autres de la bonne efficacité de son traitement par les patchs, tout le monde est content ; mais lorsqu’un autre participant dit aux autres que, pour l’instant, il n’a pas eu de résultats probants, il se comporte comme un « oiseau de mauvaise augure », qui ne peut que décourager les autres. »

Et d’ajouter :

« Je vous demande donc d’être le plus discret possible, et de ne plus échanger en laissant des traces écrites. Mais vous pouvez communiquer entre vous autant que vous le souhaitez mais pas par écrit.

Notre discrétion, dans le déroulement de cet essai, fait partie de ma stratégie, qui nous permettra de mettre les patchs à la disposition des nombreux malades du monde entier, le plus rapidement possible. »

Ce à quoi Hector lui répond :

« Bonjour Professeur,

Merci de votre mise au point. Il était effectivement inutile que j’envoie ma réponse à la question posée à l’ensemble des participants et je vous prie de m’en excuser. Cependant je ne me considère pas comme un oiseau de mauvais augure en expliquant que le patch ne m’a pas apporté d’amélioration visible. Vous vous doutez bien que c’est le contraire que je souhaiterais. C’est une indication factuelle qui s’il est remontée par tous les participants aux tests et recoupée avec leur situation personnelle en termes d’évolution de la maladie pourrait permettre de mieux comprendre le type dosage adapté à chacun. »

Le Professeur ne daigne pas lui répondre…

Le 30 septembre 2019, il a visiblement changé de tactique mais pas de stratégie. Hector ne pense pas vraiment que son conseil ait porté ses fruits. Il penche plutôt pour une ardente urgence née des feux de l’actualité :

« Nous souhaitons donc regrouper et publier le maximum de témoignages des malades ayant testé les patchs afin qu’ils soient ensuite accessibles au public et aux médias dans leur version originale non déformé par les médias.

Nous vous serions donc très reconnaissants, si vous le souhaitez bien-sûr, de nous faire parvenir votre témoignage libre.

Pour cela il suffit de nous l’envoyer par email à l’adresse « contact@valentonine.fr ».

Pour des raisons de confidentialité, vos informations personnelles seront masquées/effacées de votre témoignage lors de la publication sur notre site web : seul votre prénom restera visible (les noms de famille, date de naissance, adresses email, numéro de téléphone…ne seront pas publiés).

Même si vous ne témoignez pas, nous vous invitons à partager le site http://www.valentonine.fr avec le maximum de personnes de votre entourage. »

Fin

Mercredi 2 octobre, ne manquez surtout pas « La morale ce cette histoire ».

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